Einstein on the Beach : « L’idée d’une énergie que rien ne peut arrêter » Philip Glass

OPERA Einstein on the Beach est comme une galaxie inconnue : ses thèmes, le temps et l’espace, les humains, les machines. Einstein on the beach c’est comment faire une pièce sur le théorie de la relativité d’Einstein sans être physicien, d’ailleurs ça ne viendrait pas à l’idée d’un physicien.

Le flux de la musique est ici la base pour une méditation sur le temps, sur les lieux, les espaces et les événements.
L’opéra de Philip Glass, dont la première a eu lieu au Festival d’Avignon en 1976 est considéré comme une des plus importantes créations musicales du XX ème. Siècle.

Titus Engel, est le chef d’orchestre de la reprise de cet opéra mis en scène par Daniele Finzi Pasca au Grand Théâtre de Genève : « En tant que chef d’orchestre je suis responsable de l’interprétation musicale. Dans le cas d’Einstein on the Beach, cela a commencé comme presque toujours, par l’étude de la partition.

Mais dans le cas de cette œuvre elle est relativement vague : Philip Glass par exemple, n’a pas donné d’indications sur les tempi. J’ai donc dû reconstruire ces derniers à l’aide des enregistrements de la version originale de 1976.

Le processus habituel de la création d’un nouvel opéra, où le compositeur livre une partition très détaillée, que le metteur en scène et le directeur musical se chargent d’interpréter, n’a pas eu lieu. De ce fait, la partition est plutôt un point de départ qu’une œuvre aboutie. Cela représente naturellement beaucoup plus d’intérêt pour moi, étant donné que ma liberté d’interprétation est plus grande qu’à l’accoutumée, particulièrement en ce qui concerne les temp, le phrasé et le son des synthétiseurs.

On pourrait comparer cette liberté à celle que présente l’interprétation de la musique baroque, où la notation musicale n’a pas encore atteint le niveau de précision des siècles suivants. »

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